La période que nous vivons est marquée, sur le plan de l’exercice médical, par une mutation sociétale, qui est ressentie tant à l’hôpital qu’en médecine de ville : chez le consommateur de soins sont apparues des exigences de qualité, de sécurité, de délai qui se ressentent sur la pratique médicale, qu’elle soit libérale ou hospitalière ; le producteur de soins a dû faire évoluer la façon d’exercer son art. Faut-il opposer libéral et hospitalier, ou bien plutôt exercice « en ville » et exercice dans une structure de soins hospitalière, qu’elle soit publique ou privée ? Est-ce en effet le mode de rétribution qui différencie l’exercice hospitalier de l’exercice de ville, ou bien plutôt l’accès à des lits d’hospitalisation et à un plateau technique lourd ?